Rd II -Intégrité du soin

Rd II – Intégrité du soin

II-1- Qualité du soin

Dès lors qu’elle/il a établi un contrat thérapeutique avec une personne, la.e praticien.ne s’engage à lui donner la meilleure qualité de soin thérapeutique. Elle/il sait apprendre à vivre ses limites et son impuissance de façon différente à une défaite, elle/il s’efforce de les considérer comme exercices précieux qui rappellent la mesure propre de tout et de toutes les choses et que renvoient à l’interdépendance avec les autres et à la nature extérieure à nous-mêmes. Elle/il sait sentir son corps et son geste avec participation consciente et avec le soin de ceux qui estiment que ces sont dimensions fondamentaux d’expression et d’interrelation. Elle/il sait adresser les autres à l’apprentissage de pratiques corporelles significatives pour leur parcours biographique. Elle/il sait vivre le silence et dans la co-participation empathique quand l’expérience touche ce qui, en ce moment, excède tout mot ou bien appelle le sentiment de l’irrémédiable. Elle/il ne propose pas aux autres, expériences, thérapies, jeux, pratiques qui il n’a pas essayé sur sa peau auparavant.

II-2- Appel à un tiers

A cet effet, et s’elle/il l’estime utile, elle/il fait appel à la collaboration de tiers. Elle/Il signale à la personne en thérapie la possibilité ou la nécessité de recourir à d’autres compétences en complément ou en relais de ses propres soins.

II-3- Rapport à la médecine

Conscient de la spécificité de la psychothérapie et de celle de la médecine, la.e praticien invite le cas échéant la personne qui le consulte à s’entourer de toutes les garanties de cette dernière.

II-4- Responsabilité du consultant

La.e praticien.ne CPPJ se doit d’attirer l’attention de la personne qui le consulte sur sa responsabilité propre et sur la nécessité d’une coopération active et permanente de cette dernière.

II-5- Choix du thérapeute

La.e praticien.ne CPPJ respecte et facilite le libre choix de son thérapeute par la personne.

II-6- Changement de thérapeute et Interruption d’activité

  1. La.e praticien.ne CPPJ est conscient des liens spécifiques mis en place par une thérapie précédemment engagée avec un autre praticien de la thérapie. Dans le cas d’une consultation en vue de changer de thérapeute, il facilitera l’analyse de la difficulté qui a surgi.
  2. Elle/Il veille de ne jamais prolonger indûment la relation et il doit être vigilant pour repérer dans les rêves de l’analysant et les siens des indices qui indiqueraient si cette relation n’a plus lieu d’être.
  3. Dans le cas où la.e praticien.ne CPPJ prévoit d’interrompre son activité, elle/il en informe suffisamment d’avance les personnes qui le consultent et prend toutes mesures appropriées aux situations particulières.

II-7- Appartenance

  1. Le fait, pour un.e praticien.ne CPPJ, d’être lié à un centre de soins, de formation, à un lieu de vie ou toute autre institution ne saurait porter atteinte à l’application des présentes règles déontologiques.
  2. Le fait, pour un.e praticien.ne CPPJ, d’adhérer personnellement à des idées politiques, une idéologie, une religion, une spiritualité ou une philosophie, ne saurait l’autoriser à influencer la personne qui le consulte pour autre chose que la thérapie.

II-8- Liens personnels

  1. Lors des entretiens préliminaires le membre CPPJ apprécie si ses relations antérieures ou prévisibles avec le patient ou son entourage ne représentent pas un obstacle à la mise en place du travail.
  2. La.e praticien.ne CPPJ n’engage pas de thérapie avec des personnes auxquelles il est par ailleurs intimement lié.
  3. Il n’engage pas de thérapie avec des personnes intimement liées entre elles, sauf dans le cadre des psychothérapies du système relationnel (psychothérapies de couple, psychothérapies systémiques familiales…).
  4. Dans une situation de conflit d’intérêts, elle/il a l’obligation de se récuser.