I -Principes éthiques

I -Principes éthiques

La.e thérapeute, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste du CPPJ développe une éthique orientée vers ce qu’elle/il estime le plus utile et le plus juste pour l’accomplissement psychique de la personne qui le consulte dans la limite du bon sens, du katà métron (la juste mesure) et de la loi. La juste mesure, élément essentiel de l’éthique grecque reste à notre avis, d’autant plus valide et vital aujourd’hui. La -juste mesure- est à entendre comme la perpétuelle tentative, de retenue du désir et de tempérer la force expansive de la vie qui, sans mesure, pousse les hommes à vouloir ce qui n’est pas en leur pouvoir. Cet élan de la vie à la démesure, pousse ainsi le daimon de chacun, -la disposition intérieure-, non pas vers dans le bonheur (eu-daimonia), mais au malheur (kako-daimonia), qui est donc le fruit du mauvais gouvernement de soi et de sa propre force, obnubilée par la volupté du désir.


Se référant aux concepts d’individuation, de responsabilité, de relation, de beauté et de droit issus de l’aventure de notre histoire humaine, ainsi qu’aux notions de vie psychique, de « non-littéralité » dans la lecture du temps humain, de « faire âme » et de sujet introduites par l’histoire de la philosophie, de la psychologie, de la psychanalyse, de la sociologie et de l’anthropologie ainsi que de l’art, le membre du CPPJ fonde son éthique professionnelle sur les principes suivants:

1 – Respect de la personne et de sa subjectivité.

La.e praticien.ne CPPJ considère la personne qui le consulte comme un sujet unique et libre, ce qui le conduit à respecter sa dignité, son intimité, ses parts inconscientes et leur expression symbolique, son autonomie, ses options philosophiques, religieuses ou politiques.

2 – Intégrité du soin.

La.e praticien.ne CPPJ se met au seul service du processus d’individuation de la personne. Elle/Il ne fait rien qui pourrait lui nuire ou qui serait motivé par l’intérêt de tiers ou par des fins personnelles conscientes ou inconscientes autres que celles de la thérapie. Pendant toute la durée du travail une grande réserve doit être observée quant aux relations sociales avec l’analysant, sa famille, ses proches. Quand elles se produisent sans être le fait du psychanalyste, elles requièrent même réserve et simplicité. La.e praticien.ne CPPJ ne doit pas poursuivre son exercice professionnel si son état physique et/ou psychique est de manière régulière gravement atteint. Après la fin du traitement, il faudra garder en mémoire la persistance de sentiments transférentiels et contre-transférentiels et faire preuve de discrétion et de simplicité dans toute relation sociale avec l’analysant.

3 – Compétence professionnelle.

 La.e praticien.ne CPPJ s’autorise de sa compétence acquise par un travail analytique approfondi sur lui-même, par des formations spécialisées, par un questionnement constant de sa pratique et par une coopération avec ses pairs dans le cadre d’instances professionnelles. Par la fréquentation de séminaires organisés par la CPPJ, ateliers cliniques, groupes de lecture.

4 – Responsabilité.

La.e praticien.ne CPPJ décide seul.e de ses méthodes et techniques psychothérapiques. Elle/Il assume la responsabilité du suivi des personnes envers lesquelles elle/il s’est engagé.e, dans le respect de la loi et des règles déontologiques de sa profession.