Rd I -Respect de la personne et de la subjectivité

 

Rd I– Respect de la personne et de sa subjectivité

 

I-1- Respect des droits et de la subjectivité de la personne

  1. Le membre du CPPJ respecte et promeut la législation sur les droits des personnes, de leur dignité, de leur liberté et de leur protection.

  2. Elle/Il respecte le principe que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

  3. Elle/Il s’attache à favoriser l’autonomie de la personne qui la.e consulte. Elle/Il respecte son désir et prend acte de son jugement notamment quant à l’arrêt de sa thérapie, après que les motifs conscients et inconscients aient été décryptés.

  4. Le membre du CPPJ respecte en toutes circonstances l’intégrité et les valeurs propres de la personne qui le consulte dans le contexte du processus thérapeutique.

  5. Lorsque l’intervention se déroule dans un cadre de contrainte ou lorsque les capacités de discernement de la personne sont altérées, le membre du CPPJ s’efforce de réunir les conditions d’une relation respectueuse de la dimension psychique du sujet.

I-2- Devoir de confidentialité et secret professionnel

  1. Conscient de la relation très spécifique qui le lie à la personne qui le consulte, le membre CPPJ observe une attitude de réserve en toutes circonstances.

  2. Conscient du possible impact de ses paroles, dans la mesure du possible, elle/il prend garde aux conséquences directes ou indirectes de ses interventions et, entre autres, à l’utilisation qui pourrait en être faite par des tiers.

  3. Elle/il est conscient que nous sommes tous reliés.

  4. La.e praticien.ne CPPJ est soumis.e aux règles usuelles du secret professionnel qui s’étend à tout ce qu’elle/il a vu, entendu ou compris au cours de sa pratique.

  5. Elle/Il prend toutes les précautions nécessaires pour préserver l’anonymat et la confidentialité des personnes qui le consultent ou l’ont consulté. Dans ses communications scientifiques, la.le praticien.ne CPPJ doit respecter impérativement l’anonymat du patient et s’exprimer avec une extrême prudence pour éviter tout risque de reconnaissance par autrui. Si l’analysant fait la demande expresse que son matériel ne soit ni utilisé ni publié, cette demande doit être respectée. Dans tous les cas, il convient de mesurer les répercussions sur l’analysant lui-même d’une communication orale ou écrite la.e concernant.

  6. En séance collective, elle/il prescrit aux membres du groupe une obligation de secret quant à l’identité des participants et de discrétion sur le déroulement des séances.

  7. Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent quel que soit le cadre d’exercice.

I-3- Le Cadre d’exercice

La.e praticien.ne CPPJ pose un ensemble de règles concernant son cadre d’exercice visant à favoriser le processus thérapeutique et protéger la personne qui le consulte. Elle/Il respecte et fait respecter ce cadre. Dans ce sens, elle/il respecte l’obligation de non confusion entre le cadre et sa vie privée.

I-4- Sécurité physique et morale et abstinence sexuelle

  1. Dans le cadre de sa pratique, elle/il instaure une règle de non-violence sur les personnes et les biens.

  2. Elle/il veille à ce que les interventions ou les conseils ne puissent pas nuire à la sécurité physique et morale des personnes qui la.e consultent.

  3. Dans les séances collectives, elle/il impose des règles de respect des participants et de non-passage à l’acte de la violence.

  4.  La.e thérapeute s’abstient de toute relation sexuelle avec les personnes qui la.e consultent ainsi qu’avec des personnes en formation et collègues en supervision.

  5. Elle/Il prescrit un interdit de passage à l’acte sexuel entre les participants durant les séances collectives.

I-5- Transmission d’informations et informations sur son exercice

 

  1. Si des raisons thérapeutiques nécessitent la collaboration avec une autre personne donnant des soins, la.e thérapeute CPPJ ne peut partager ses informations qu’avec l’accord de la personne qui le consulte.

  2. Cet accord est implicitement donné dans un processus de cothérapie où le cothérapeute et les éventuels assistants ou observateurs en formation partagent les obligations du présent code de déontologie.

  3. La transmission d’informations ou d’attestations à un tiers pour un usage autre que les soins ne se fait qu’avec discernement et réserve. La.e praticien.ne requiert l’assentiment de l’intéressé.e, ou informe celle.lui-ci dans les cas de personnes au discernement altéré ou s’il s’agit de mineurs.

  4. Lorsqu’il y a obligation légale de signalement, la.e praticien.ne se doit d’informer la personne qu’elle/il est tenu.e de se conformer à la loi.

  5. Toute information du public par quelque moyen que ce soit doit être faite dans une position de réserve et de décence sur la personnalité de la.e de la.du praticien.ne, sur la nature des soins qu’elle/il fournit et sur les résultats escomptés de la thérapie.

  6. La.e praticien.ne n’utilise pas les personnes qui le consultent ou l’ont consulté à des fins médiatiques.